Parce que j’ai vu des livres dans un salon à Paris… (partie 1)

Ou un truc dans le genre… ou plus exactement comment j’ai vu Manuel Valls en vrai, adopté une souris, je me suis mis des équations mathématiques autour du cou, découvert qu’en réalité Raspoutine est rose avec un nœud papillon et a un chariot qui grince, parlé dans un micro et tenté d’avoir l’air à l’aise alors que je transpirais des fesses, découvert qu’Angela Morelli souffrait d’un dédoublement de personnalité et qu’en réalité elle s’appelle Ginette (ou un truc dans le genre) et aime écrire des trucs sur Britney Spears au Brésil, qu’Emily Blaine mets des chaussures à paillettes, que Cécile Chomin a un gros problème de chemisier noir qui en fait devient un haut rouge, que je fais des fautes d’orthographe même sur mes dédicaces et tellement de choses…

Revenons au début du début là où tout a commencé…

MERCREDI 18 MARS 22h42

Car oui avant chaque voyage il y a la plus importante des étapes : la valise !

Dois-je prendre des bottes, des escarpins, des moufles, un bonnet, un sèche cheveux, un vernis rose à paillettes, une lampe, une serpillère, une pelle… ? Enfin autant de questions existentielles qui vous pourrissent la vie quand vous partez dans un monde inconnu peuplé de gens étranges où le climat est incertain.

Donc c’est déjà avec beaucoup d’angoisse que j’ai préparé ma valise pour Paris, et, c’est quand je l’ai terminé et soulevé (elle était sur mon lit) que la anse permettant de la faire rouler s’est cassée ! Donc j’ai due trouvé une autre solution et faire de nouveaux choix vestimentaires et d’accessoires…

JEUDI 19 MARS

9h26

Mon sac (puisque je n’avais plus de valise !) était terminée (et accessoirement pesait une tonne cinq), il était l’heure pour moi de partir vers cette contrée lointaine plus connue sous le nom de Paris. Je suis donc montée dans le train assommant au passage plusieurs personnes avec mon sac, une fois plus personne sur mon passage, je me suis installée à ma place (105 si vous voulez plus de précision). Le train a démarré, j’ai sorti mon ordinateur dans la ferme intention d’écrire et en fait j’ai trouvé qu’il était plus intéressant d’espionner discrètement mon voisin. Après plus de 3 heures, je peux affirmer qu’il aimait U2, le coca zéro, ne ronflait pas, avait des chaussures à bout pointues et avait une passion étrange pour des scooter rouges….

12h46

Paris nous voilà, j’ai perdu mon amie Déborah à la gare de Lyon. (Nous n’étions pas à côté dans le train, il n’y avait plus de place quand elle a réservé son billet). Puis je l’ai retrouvée. Nous avons découvert qu’il y avait des fougères très moches derrière une vitre sur le quai du métro 14 et aussi qu’il fallait pas courir et essayer de rentrer dans le métro quand il bip sous peine d’avoir un bras en moins (je vous raconte même pas la panique les fois suivantes quand on est montée dans le métro ça bip, ça bip pas…). Nous avons découvert que pour ouvrir la porte dans le métro 12 il faut soulever l’espèce de crochet (l’observation des passagers dans le métro 12 un grand moment). Ensuite nous sommes arrivées à l’hôtel. Le réceptionniste nous a proposé une chambre plus grande et avec baignoire sauf qu’elle était au 6ème étage sans ascenseur. J’ai dit « OUI ». Déborah a fait la grimace. Au bout de 3 étages et demi j’ai perdu un poumon, au bout de 4 mes jambes tremblaient, au bout de 5 j’ai rampé et au bout de 6 j’étais dans le coma…

Nous avons bu, respiré fort et on s’est dit qu’il fallait mangé… On a mangé au McDO. Rien de mieux qu’un menu Best of pour vous remettre d’aplomb… Nous avons repris le métro (ça bip, ça bip pas…) puis on s’est arrêté à Concorde, on a fait des photos même s’il faisait un temps de merde (j’aurais dû prendre mon bonnet et mes moufles) puis il était l’heure d’aller se préparer pour l’inauguration du salon. Métro, ça bip, ça bip pas, 3 étages, mon poumon, 5, rampage, 6, coma…

Et là c’est le drame, la chambre était sous les toits ! Flexion, shampooinage vous connaissez ? Il semblerait que ça soit le sport parisien à la mode puisqu’hormis si vous faites 1m10 vous ne pouvez pas vous douchez debout ! Déborah ne s’en est pas remis et je crois qu’elle n’est pas prête d’oublier les 6 étages sans ascenseur avec la baignoire pour personne mesurant 1m10 !

Donc j’ai fait mes flexions, shampooinage, mis une robe, fait mon brushing, me suis maquillée, mis un collant de rechange dans mon sac à main, prié pour que la sécurité ne fouille pas les sacs et ne me demande pourquoi j’ai un collant dans mon sac (comme dit Déborah il vaut mieux un collant qu’une culotte !) et direction le salon (pas de métro, nous étions à côté). Nous avons vu quelqu’un de la sécurité, nous n’étions pas certaine que ça soit la bonne entrée donc nous lui avons demandé. A son tour il nous a demandé si on était à pied ou en voiture, nous sommes restées connes, avons regardé nos chaussures, et dit à pied ! On s’est trompé de chemin, on est arrivé à l’accès pompier, on a fait demi-tour, re-croisé le mec de la sécurité qui demandait à une voiture s’ils étaient à pied ou en voiture, on a éclaté de rire, je me suis étouffée, on a trouvé l’entrée et on s’est perdu de nouveau dans le salon et au bout de 20 minutes on a trouvé le stand Harlequin.

J’ai dit bonjour, on m’a dit bonjour. Je suis restée planté parce que personne ne m’a reconnu et que je n’ai pas osé dire que je m’appelais Louisa Méonis (vous l’aurez compris un grand moment de solitude), puis Marie Lerouge m’a reconnu (heureusement !) et c’était parti ! J’ai pu parler et échanger avec d’autres auteurs et aussi rencontrer l’équipe Harlequin et ça c’était vraiment génial. Bon par contre j’étais hyper super intimidée, mais au final j’en garde un bon souvenir.

La suite au prochain épisode… 😉

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5 réflexions sur “Parce que j’ai vu des livres dans un salon à Paris… (partie 1)

  1. En fait, j’ai vu le porte-jarretelles qui dépassait de la robe et les bas résille de rechange qui dépassaient du sac et j’ai pensé: ce serait pas Lola sur le stand d’Harlequin, ou plutôt, je veux dire Louisa M. ? Enfin quelqu’un à qui parler ! Parce que je dois avouer que comme on m’avait pas briefé sur les horaires, j’étais arrivée vachement en avance (il est vrai que je sais prendre le métro!) et que comme tout le monde était en retard, je commençais à m’embêter ferme. Et puis j’ai reconnu Lola, je veux dire Louisa et c’était parti…

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  2. Pingback: Retour sur le salon du livre 2015 | Valéry K. Baran & Hope Tiefenbrunner

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